FAQ
Webinaire sur la reprise des activités cliniques de première ligne per- et post-pandémie et prévention des infections

Avis :  Les mesures relatives à la reprise des activités cliniques en première ligne ont été développées en fonction du statut vaccinal populationnel et sont tributaires de l’évolution épidémiologique. 

Documents à consulter :


Dans cette page : 


EPI et aménagement de l’environnement

1. Quels sont les équipements nécessaires en clinique froide
pour les employés et les patients :

a) Masque de procédure ?

Le masque de procédure est requis en tout temps pour les usagers et le personnel.

b) Dans le bureau à 2 mètres de distance, est-ce possible de retirer les masques ?

Non

c) Est-ce que le patient et le personnel doivent changer de masque à leur arrivée ?

Oui

d) Masque N95 (qui le porte et quand) ?

Les équipes travaillant en CDÉ doivent porter le masque N-95

Recommandation de l’INSPQ :
Le N-95 doit être porté lors d'IMGA à risque reconnu et à risque possible de transmission d’aérosols infectieux chez les cas suspectés ou confirmés COVID-19 et chez les usagers avec critères d’exposition dans les derniers 14 jours (Interventions médicales générant des aérosols chez les cas suspectés ou confirmés COVID-19)
e) Protection oculaire ?

Le port de la protection oculaire est reconnu et recommandé pour les soins aux personnes atteintes de la COVID-19 ou suspectées de l'être (en combinaison avec le reste de l'équipement de protection individuelle)

f) Port de la jaquette ?

À utiliser en présence d’un cas suspecté ou confirmé ou d'un usager asymptomatique avec critères d’exposition dans les 14 derniers jours.

2. Quel genre d’isolement physique sera à installer ? Mur de plexiglas, quelle hauteur ?  Espace d’attente fermé pour les patients symptomatiques ?

Pour toutes les salles d'attente, la notion d'une chaise sur deux doit être mise en application. Si cela n'est pas possible relativement au type de configuration, l'utilisation des plexiglas est de mise. La recommandation pour la hauteur est à venir. Aucun espace fermé n’est requis.

3. Quelle est la distanciation nécessaire dans nos salles d'attente ? Est-ce une chaise sur 2 ou une chaise aux 2 mètres ? Pouvons-nous réduire la distanciation actuelle de 2 mètres à 1,5 mètres ou moins puisque les patients portent le masque et sont de plus en plus vaccinés ?

La recommandation gouvernementale actuelle est l’utilisation d’une chaise sur deux dans les salles d’attente. Cette mesure tient compte de la situation épidémiologique actuelle. La distance physique sécuritaire reconnue par la majorité des organisations internationales demeure 2 mètres pour diminuer les risques de transmission de la COVID-19. Le statut vaccinal du patient ne doit pas être pris en considération face aux mesures à prendre.

4. Y a-t-il un nombre limite de patients dans une salle d'attente dépendant de la grandeur de la clinique ?

Non, tant que la règle d'une chaise sur deux est respectée ou l'utilisation de plexiglas. Toutefois, il ne faut pas favoriser les rassemblements d’un grand nombre de personnes dans une salle d’attente.

5. Comment faire s’il est impossible de suivre les mesures dans une toute petite clinique ?

Il est important de respecter les directives de l'INSPQ. Nous vous suggérons de contacter l'équipe PCI de votre établissement pour obtenir de l'aide.

6. Pourra-t-on demander aux patients avec des symptômes infectieux ou autres, d’attendre dans leur auto afin de ne pas risquer de contaminer des patients immunosupprimés ?

 Oui

7. D'où vient la notion d'attendre 1 heure pour un cas suspecté ou confirmé de la COVID-19 avant la réutilisation de la salle ? Au CDÉ, on n’attend pas 1 heure entre chaque patient, pourquoi on le ferait en GMF ?

La notion d'une heure correspond à une moyenne qui a été établie afin d'obtenir un minimum de 3 changements d'air. Ce temps d’attente n’est pas nécessaire en CDÉ puisque tous les patients sont suspects. Tandis que pour les cliniques froides, une alternance des patients chauds et froids est présente. À noter que ce temps d’attente est nécessaire si après l’évaluation clinique, la suspicion de COVID-19 persiste.

8. Fermer une chambre pour une heure est vraiment difficile. Si les fenêtres sont ouvertes, est-ce que c’est nécessaire ?

Oui. Néanmoins, dans cette situation bien précise, il faudrait qu'un spécialiste en ventilation puisse mesurer le temps nécessaire pour 3 changements d'air.

9. Qui évaluera l’adéquation de la ventilation dans nos cliniques, et comment ?

Le temps de ventilation requis doit être évalué par une équipe spécialisée dans le domaine. Nous vous suggérons de communiquer avec le gestionnaire responsable du bâtiment de votre clinique.

10. Doit-on nettoyer nos tables d’examen après chaque patient puisqu’il y a peu ou pas de transmission par des objets inanimés ?

Oui, après chaque patient « chaud ». Il est vrai que certaines recherches remettent en question la transmission par les surfaces, l'INSPQ maintient pour le moment ses recommandations relatives à la désinfection des surfaces dites « High-touch ». De plus, c’est une bonne pratique à mettre en place entre chaque patient, car on ne sait jamais d’avance qui peut être porteur ou non d’un agent pathogène transmissible.

11. Faut-il ajuster les mesures PCI cet automne avec le variant Delta qui arrive ?

Les mesures PCI sont universelles, mais il est toujours possible que l'INSPQ fasse des modifications/ajustements selon l'évolution épidémiologique. La fermeture des CDÉ est aussi tributaire de l'évolution épidémiologique. Pour le moment, il n’y a pas d’indications de changement des mesures de PCI par rapport au variant Delta. Cependant, leur application adéquate doit être maintenue et renforcée au besoin.


Orientation des patients CDE/CDD/clinique

12. Peut-on voir, en clinique froide, des SAG avec test COVID négatif en présentiel ? Si symptômes persistants, est-ce qu'on les voit en clinique froide ou on réfère encore en CDÉ ?

Oui. Lorsqu'un résultat est négatif, peu importe s'il y a une persistance des symptômes, le patient doit être vu en clinique froide. Il est toutefois nécessaire d’appliquer des mesures de précaution vis-à-vis de toute personne symptomatique, même avec un test de COVID négatif, car il y a d’autres virus respiratoires possibles (et on s’attend à ce qu’ils circulent davantage cet automne).

13. Combien de temps après un test COVID négatif est-il possible de voir le patient ? Le résultat est valide combien de jours si le patient n’a aucun nouveau symptôme ? Est-ce que cela varie selon la méthode de dépistage (gargarisme vs prélèvement nasal) ? Quelle est la probabilité de faux négatifs ?

Si aucun nouveau symptôme, aucun test de dépistage n'est requis. Les deux méthodes ont été démontrées comme étant efficaces. Il est à noter que la mise à jour du formulaire CDÉ en date du 16 juillet mentionne maintenant que l'intervalle de prise en charge des tests de dépistage négatif est passé à « de l'apparition des symptômes au jour 5 ». Le taux de faux négatifs en présence d'une si faible prévalence de la maladie est très faible. Alors, si le patient, peu importe son âge, obtient un résultat de dépistage négatif entre l'apparition des symptômes et le jour 5, il doit être vu en clinique froide.

14. Tous les patients bien vaccinés peuvent maintenant être vus en clinique froide peu importe leurs symptômes ou doit-on toujours les référer en CDÉ ?

Le statut vaccinal du patient ne doit pas être pris en considération face aux mesures à prendre.

15. Les patients souffrant d’otite se présentent souvent avec de la fièvre, de la toux, congestion, etc. Est-ce que ces patients doivent être dirigés en CDÉ ? Comment distinguer les SAG de la COVID-19 surtout chez les enfants ?

Un test de dépistage se doit d'être effectué seulement si le patient présente des symptômes associés à la COVID-19. Il est important de rappeler que l'otalgie n'est pas un symptôme typique à la COVID-19. Voir le formulaire de référence en CDÉ.

16. Lorsque les CDÉ fermeront, est-ce que des CDD (dépistage) demeureront ouverts ?

Les tests de dépistage devront continuer à être disponibles dans l'ensemble des établissements.

17. Les GMF ou cliniques froides pourraient-ils avoir accès à des tests rapides pour la détection de la COVID-19 ?

Non, car ils sont peu utiles avec une prévalence de la maladie qui est faible. L'application des mesures universelles doit faire partie de la gestion du risque au quotidien.

18. Pouvez-vous préciser de quelles fiches cliniques émises par le CMQ parlez-vous ?

Il s’agit des fiches sur la télémédecine.


Vaccination COVID

19. Est-ce qu’un adulte pleinement vacciné (2 doses) peut transmettre ou avoir la COVID ?

Les données sur l’efficacité vaccinale contre la COVID-19 montrent que, même avec l’administration de 2 doses, celle-ci n’est pas de 100% (bien qu’elle soit considérée relativement élevée) : ainsi, une personne pleinement vaccinée pourrait développer la COVID. La probabilité qu’elle développe la COVID à la suite d’une exposition demeure toutefois relativement faible comparativement aux personnes partiellement ou non protégées. Les données montrent également que les personnes pleinement vaccinées qui ont la COVID sont plus souvent asymptomatiques et qu’elles semblent moins transmettre l’infection.

20. Est-ce qu’avoir eu la maladie et une dose de vaccin est considéré comme une immunisation suffisante ? ou une deuxième dose de vaccin est nécessaire ?

Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) a déterminé qu’une dose de vaccin donnée chez une personne ayant un antécédent confirmé d’infection est suffisante pour qu’elle soit considérée comme complètement protégée. Le CIQ ne recommande donc pas une 2e dose de vaccin pour ces personnes. Il n’est cependant pas contre-indiqué pour ces personnes de recevoir une 2e dose si jugé pertinent (ex. : en prévision d’un voyage). Pour plus d’informations, consulter l'Aide à la décision sur le nombre de doses de vaccin contre la COVID-19 à administrer aux personnes ayant déjà eu la maladie (MSSS).

21. Les femmes enceintes et les patients immunosupprimés seront considérés non protégés après le 6 septembre selon le tableau présenté. Même s’ils/elles sont vaccinés 2 doses ?

Pour le moment, le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) n’a pas émis de délai sur la durée d’immunité après avoir reçu 2 doses de vaccin. En date du 21 juillet dernier, le CIQ a déterminé qu’il n’était pas nécessaire d’offrir une 3e dose aux personnes immunosupprimées.

22. Malgré la vaccination, à quoi doit-on s’attendre avec le variant Delta cet automne ? Contagiosité-transmission-sévérité

Les informations disponibles actuellement au sujet du variant Delta montrent que celui-ci est plus transmissible que le variant Alpha qui est la souche circulante dominante au Québec depuis plusieurs semaines. Le variant Alpha est lui-même plus transmissible que la souche d’origine.
Les quelques études portant sur l’efficacité vaccinale (EV) vis-à-vis du variant Delta montrent une diminution de l’efficacité vaccinale contre le variant Delta, particulièrement à la suite d’une dose de vaccin. La diminution de l’EV est moindre après 2 doses (pour les vaccins à ARN messager, l’EV passerait de 92 %-95 % à 79 %-88 % après 2 doses, selon les études). Pour le moment, on ne sait pas si cette diminution observée dans les études se traduira pour une augmentation importante des cas au niveau clinique.